Résumé de l’article
La convention collective des entreprises du paysage encadre les règles de travail des salariés du secteur paysager et des espaces verts. Elle définit notamment les salaires minimums, les classifications, les heures supplémentaires et certains avantages spécifiques. Cette convention concerne aussi bien les ouvriers paysagistes que les ETAM et les cadres travaillant dans une entreprise du paysage. Le numéro IDCC le plus utilisé pour cette convention est le 7018.
| Situation | Réponse rapide | Comment éviter le problème |
| Mauvais salaire | Vérifier le coefficient | Comparer avec la grille conventionnelle |
| Heures supplémentaires non payées | Majorations obligatoires | Conserver ses relevés d’heures |
| Mauvaise classification | Niveau inadapté | Vérifier les missions réelles |
| Convention introuvable | Disponible sur Legifrance | Vérifier l’IDCC sur la fiche de paie |
Quelle est la convention collective des paysagistes ?
La convention collective des paysagistes est officiellement appelée Convention collective nationale des entreprises du paysage. Elle correspond au numéro IDCC 7018.
Cette convention encadre les règles de travail dans les entreprises spécialisées dans :
- l’entretien des jardins et espaces verts
- l’aménagement paysager
- l’élagage
- la création de jardins
- certains travaux liés aux espaces extérieurs
Tout dépend donc de l’activité réelle de l’entreprise.
Dans la pratique, elle concerne aussi bien les ouvriers paysagistes que les chefs d’équipe, techniciens, employés administratifs ou cadres travaillant dans une entreprise du paysage.
Un cas fréquent : un salarié qui réalise l’entretien des espaces verts pour une société de paysagisme dépend généralement de cette convention collective, même si son contrat mentionne simplement “ouvrier paysagiste”.
Cette convention fixe notamment :
- les salaires minimums
- les classifications et coefficients
- les primes éventuelles
- les règles sur le temps de travail
- certaines conditions de congés et d’indemnités
Non, toutes les entreprises travaillant dans les espaces verts ne dépendent pas automatiquement de cette convention. Oui, mais sous conditions, l’activité principale de l’employeur détermine la convention collective applicable.
Quels salariés sont concernés par cette convention ?
La convention collective des entreprises du paysage concerne une grande partie des salariés travaillant dans le secteur du paysagisme et des espaces verts. Elle s’applique aussi bien aux postes terrain qu’aux fonctions techniques ou administratives.
Dans la pratique, plusieurs catégories de salariés sont concernées :
- les ouvriers paysagistes
- les chefs d’équipe
- les conducteurs d’engins
- les techniciens
- les employés administratifs
- les agents de maîtrise
- les cadres du secteur paysage
Tout dépend surtout de l’activité principale de l’entreprise.
Un cas fréquent : un ouvrier qui réalise la tonte, la taille ou la création de jardins pour une société d’aménagement paysager dépend généralement de cette convention collective.
Autre situation courante : une secrétaire ou un conducteur de travaux travaillant dans une entreprise du paysage relève aussi de cette convention, même si son poste n’est pas directement lié aux espaces verts.
La convention distingue généralement plusieurs niveaux :
- ouvriers
- ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise)
- cadres
Cette classification influence ensuite :
- le salaire minimum
- les coefficients
- certaines primes
- les responsabilités
Non, seuls les jardiniers ne sont pas concernés. Oui, mais sous conditions, la convention couvre la majorité des salariés employés par une entreprise spécialisée dans le paysage ou les espaces verts.
Quels sont les salaires prévus dans la convention collective paysagiste ?
La convention collective des entreprises du paysage prévoit des salaires minimums selon le niveau, le coefficient et le poste occupé. Le montant varie donc selon l’expérience, les responsabilités et la catégorie du salarié.
Dans la pratique, les ouvriers débutants touchent généralement un salaire proche du SMIC, tandis que les chefs d’équipe, techniciens et cadres disposent de grilles plus élevées.
Voici un aperçu des niveaux les plus fréquents :
| Catégorie | Exemple de poste | Salaire minimum approximatif | Niveau de responsabilité |
| Ouvrier débutant | Entretien espaces verts | Proche du SMIC | Faible |
| Ouvrier qualifié | Paysagiste confirmé | Supérieur au SMIC | Moyen |
| Chef d’équipe | Encadrement chantier | Plus élevé | Important |
| ETAM | Conducteur de travaux | Variable selon coefficient | Technique |
| Cadre | Responsable activité paysage | Salaire élevé | Gestion et management |
Un cas fréquent : un ouvrier paysagiste avec plusieurs années d’expérience et des compétences techniques spécifiques gagne généralement davantage qu’un salarié débutant affecté uniquement à l’entretien simple.
Tout dépend du coefficient prévu par la convention collective et des missions réellement exercées dans l’entreprise.
Quels avantages prévoit la convention collective paysage ?
La convention collective des entreprises du paysage prévoit plusieurs avantages pour les salariés selon leur poste, leur ancienneté et leur classification. Ces dispositions viennent compléter les règles classiques du Code du travail.
Voici les principaux avantages souvent prévus :
- Des salaires minimums conventionnels selon le niveau et le coefficient
- Des majorations pour les heures supplémentaires
- Des primes ou indemnités spécifiques selon certaines situations
- Des règles sur les déplacements professionnels
- Des congés particuliers dans certains événements familiaux
- Une meilleure protection en cas d’arrêt maladie selon l’ancienneté
- Des classifications précises pour encadrer l’évolution professionnelle
Un cas fréquent : un chef d’équipe paysagiste bénéficie d’un salaire minimum supérieur à celui d’un ouvrier débutant grâce à son coefficient et ses responsabilités.
Autre situation courante : certains salariés perçoivent des indemnités liées aux déplacements quotidiens entre différents chantiers.
Tout dépend du poste occupé, de l’ancienneté et des accords appliqués dans l’entreprise.
Comment connaître son coefficient et son niveau ?
Le coefficient et le niveau permettent de classer un salarié selon ses compétences, ses responsabilités et son autonomie dans l’entreprise. Ces éléments servent notamment à déterminer le salaire minimum prévu par la convention collective.
Le niveau dépend généralement :
- des tâches réalisées
- de l’expérience
- du degré d’autonomie
- des responsabilités sur les chantiers ou dans l’entreprise
Un salarié débutant affecté à des travaux simples d’entretien ne sera pas classé au même niveau qu’un chef d’équipe capable d’organiser un chantier complet.
Tout dépend des missions réellement exercées au quotidien.
Un cas fréquent : un ouvrier paysagiste qui réalise uniquement des tâches d’exécution reste sur un coefficient inférieur à celui d’un salarié qui encadre plusieurs personnes ou utilise des compétences techniques spécifiques.
Autre situation courante : un employé possède un intitulé de poste basique sur son contrat, mais effectue en réalité des missions correspondant à un niveau supérieur. Cela peut parfois créer un écart entre les responsabilités réelles et la classification appliquée.
Le coefficient apparaît souvent :
- sur le contrat de travail
- sur la fiche de paie
- dans les documents RH de l’entreprise
Il est aussi possible de comparer ses missions avec les classifications prévues par la convention collective des entreprises du paysage.
Non, le coefficient ne dépend pas uniquement de l’ancienneté. Oui, mais sous conditions, les responsabilités et les compétences techniques influencent fortement le niveau attribué au salarié.
La convention collective prévoit-elle des règles sur les heures supplémentaires ?
Oui, la convention collective des entreprises du paysage prévoit des règles spécifiques concernant les heures supplémentaires. Ces heures doivent généralement être majorées ou compensées selon le nombre d’heures effectuées et l’organisation du travail dans l’entreprise.
Les salariés du paysage travaillent souvent sur des chantiers soumis à la météo, aux saisons ou à des périodes de forte activité. Les heures supplémentaires sont donc fréquentes dans certaines entreprises, notamment au printemps et en été.
Tout dépend du temps de travail réellement effectué et des accords appliqués dans l’entreprise.
Un cas fréquent : un ouvrier paysagiste reste plus longtemps sur un chantier pour terminer un aménagement avant une livraison. Les heures effectuées au-delà de la durée normale doivent alors être majorées ou récupérées selon les règles en vigueur.
Autre situation courante : pendant les périodes de forte pousse des espaces verts, certaines équipes réalisent plusieurs heures supplémentaires chaque semaine afin de respecter les délais des clients.
La convention peut prévoir :
- des majorations de salaire
- du repos compensateur
- des limites d’heures supplémentaires
- des règles particulières selon les périodes d’activité
Les modalités exactes peuvent varier selon l’organisation de l’entreprise et les accords internes.
Non, les heures supplémentaires ne peuvent pas être ignorées simplement parce que le secteur fonctionne par saisons. Oui, mais sous conditions, elles doivent respecter les règles prévues par le Code du travail et la convention collective applicable.
Où trouver la convention collective paysagiste officielle ?
La convention collective des entreprises du paysage peut être consultée facilement auprès de plusieurs sources officielles. Il est important de vérifier que le document est à jour, car certaines règles évoluent régulièrement.
Voici les principales sources fiables :
- Legifrance : version officielle complète de la convention collective
- Code du travail numérique : résumé plus simple et accessible
- L’employeur : obligation de communiquer la convention applicable aux salariés
- La fiche de paie : le numéro IDCC ou le nom de la convention y apparaît souvent
- Les représentants du personnel ou RH : peuvent aider à retrouver les informations utiles
- Les organisations professionnelles du paysage : certaines publient des mises à jour et explications pratiques
Un cas fréquent : un salarié découvre le numéro IDCC 7018 directement sur sa fiche de paie puis retrouve ensuite la convention complète sur Legifrance.
Autre situation courante : un employé souhaite vérifier les règles sur les salaires ou les heures supplémentaires et consulte la version officielle en ligne pour comparer avec sa situation.
Tout dépend de la version utilisée et des accords éventuellement appliqués dans l’entreprise.
Que faire en cas de non-respect de la convention collective ?
Lorsqu’une entreprise ne respecte pas la convention collective, le salarié peut demander des explications ou engager certaines démarches pour faire valoir ses droits. Le plus important est de vérifier précisément ce qui est prévu par la convention applicable avant d’agir.
Les problèmes les plus fréquents concernent :
- le salaire minimum
- les heures supplémentaires
- les primes
- les classifications et coefficients
- certains congés ou indemnités
Un cas fréquent : un salarié découvre que son coefficient ne correspond pas réellement à ses responsabilités sur les chantiers. Cela peut entraîner un salaire inférieur à celui prévu par la convention collective.
Autre situation courante : des heures supplémentaires sont effectuées régulièrement sans majoration ni récupération.
La première étape consiste souvent à échanger avec l’employeur ou le service RH afin de clarifier la situation. Dans certains cas, une erreur administrative ou une mauvaise classification peut être corrigée rapidement.
Si le problème continue, plusieurs solutions existent :
- contacter les représentants du personnel
- demander conseil à un syndicat
- consulter l’inspection du travail
- saisir le conseil de prud’hommes en dernier recours
Il est aussi utile de conserver :
- fiches de paie
- contrats de travail
- relevés d’heures
- échanges écrits avec l’employeur
Non, un salarié n’est pas obligé d’accepter une situation contraire à la convention collective. Oui, mais sous conditions, il faut pouvoir démontrer précisément les règles non respectées et les écarts constatés.
Conseil de pro :
Compare régulièrement ton poste réel avec le coefficient indiqué sur ta fiche de paie. Beaucoup de salariés effectuent des tâches correspondant à un niveau supérieur sans que leur classification soit mise à jour.
Conclusion
La convention collective paysagiste joue un rôle essentiel dans les conditions de travail du secteur des espaces verts. Elle permet d’encadrer les salaires, les classifications et plusieurs droits importants pour les salariés. Vérifier sa convention collective et son coefficient reste indispensable pour s’assurer que les règles appliquées dans l’entreprise correspondent réellement aux missions exercées.
FAQ – Convention collective paysagiste
Quelle est la convention collective des paysagistes ?
Il s’agit de la Convention collective nationale des entreprises du paysage, IDCC 7018.
Qui est concerné par cette convention ?
Les ouvriers, ETAM, cadres et salariés travaillant dans une entreprise du paysage ou des espaces verts.
Où trouver son coefficient ?
Le coefficient apparaît généralement sur la fiche de paie ou le contrat de travail.
Les heures supplémentaires sont-elles majorées ?
Oui, la convention prévoit des règles spécifiques sur les majorations et compensations.Que faire en cas de non-respect de la convention collective ?
Le salarié peut contacter l’employeur, les représentants du personnel, l’inspection du travail ou les prud’hommes selon la situation.

